ALTO-CASINCA

Collège de la Casinca | Académie de Corse

Sur les traces d'Alto, pour ne pas laisser leur histoire mourir avec eux !
In the tracks of Alto, not to let their story die with them !

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Témoignages


Frisoni

Témoignage de Monsieur Jean-Marie FRISONI

En 1943-1944, j’avais un peu moins de 12 ans. Je gardais les brebis avec mon père à Campo di Santi. C’est au bord du Fium’ Alto entre le pont et Folelli.
Les militaires français étaient installés au-dessus de la route actuelle, les américains et d’autres (je ne sais plus si c’était des Anglais ou des Australiens) étaient en dessous, au bord de la rivière. Un bataillon d’infanterie composée de soldats Nord Africains étaient installés un peu plus loin.
Les Français allaient chercher l’eau avec des citernes vers Caldane, plus haut dans la rivière. Un jour un soldat m’a fait monter dans le camion et je suis allé avec eux !
Comme le pont du Fium’ Alto était fragilisé, ils avaient construit une sorte de gué qui débouchait à l’embranchement de l’ancienne route vers Taglio-Isolaccio.
Bien qu’il ne fasse pas très chaud, les Américains se lavaient nus dans la rivière. Les hommes du coin n’étaient pas très contents car les femmes allaient y laver leur linge…
A nous les enfants, les Américains donnaient toujours quelque chose : bonbons, friandises, fruits… Un jour l’un d’entre eux a gentiment fait rouler vers moi une orange en riant.
Ils donnaient aussi des restes de pain américain en tranches pour les bêtes, mais quelquefois c’était nous qui le mangions.
Un jour ils nous ont donné un grand bidon métallique carré très haut de 20 ou 25 kilos (ils appelaient ça un «took»), mais comme nous ne comprenions pas leur langue, nous ne savions pas ce qu’il contenait. En arrivant chez nous, nous avons vu qu’il s’agissait de farine.
Quelques jours plus tard, comme nous faisions des beignets de fromage frais, il a été décidé d’en faire beaucoup plus et de leur en apporter pour les remercier.
Quand nous sommes arrivés au camp, nous avons tout de suite senti que l’ambiance était lourde et morose. on nous a expliqué qu’un pilote (peut-être deux, je ne me souviens pas exactement) n’était pas rentré à la base.

Photo : Michèle Battesti

 



Baills

La dernière mission du sergent Charles Baills

Le Samedi 26 Août 1944, vers 17 heures, huit P 47 Thunderbolt du Groupe de Chasse « Dauphiné » décollent du terrain d'Alto en Corse. Leur mission : reconnaissance armée à l'ouest du Rhône. Peu après le décollage, un avion est de retour au terrain pour une raison technique. Ce sont donc sept appareils, sous les ordres du Capitaine PORODO, qui participent à cette mission.
La météo n'est pas très bonne sur le sud de la France : le ciel est totalement couvert et la visibilité est d'environ 5 kilomètres, lorsque les P 47 attaquent leurs premiers objectifs entre Aubenas et Nîmes. Le Sergent BAILLS repère deux véhicules allemands et demande à son leader l'autorisation de les attaquer. Il bascule son avion en piqué en engageant un virage à trop forte inclinaison, et son avion part en vrille. Il percute le sol, vers 18 heures 45, en un point estimé au sud de Barjac. Le 14 Août 1946, alors qu'il est toujours porté disparu dans la région de Barjac, la mention : « Mort pour la France » lui est accordé par décision du tribunal de Marseille.

Source : http://arsa-aero.info/

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Projet réalisé avec les troisième A du collège de la Casinca (année scolaire 2007-2008) " Sur les traces d'Alto, pour ne pas laisser leur histoire mourir avec eux ! "

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